récupéré

À l’occasion de l’exposition « Re-création », du 10 mai au 1er juin 2022 au Colombier de Ville d’Avray, présentation de ce polyptyque de cinq estampes à bois doublement perdu.
Voici l’argument de cette exposition :
« En matière artistique le « recyclage » constitue une dynamique permanente, une réalité constante inhérente au travail lui-même : inlassablement reprendre, regarder chaque chose sous un angle neuf, récupérer certains éléments de travaux antérieurs, finis ou esquissés, pour créer une nouvelle œuvre… Cette aptitude particulière du regard à discerner l’intérêt de l’élément, a priori « non artistique », rend possible sa réintroduction dans l'élaboration d'images nouvelles. Cette faculté de perception des possibilités plastiques intrinsèques d’un élément donné, constitue la base même du regard artistique. Un regard qui transcende l’ordinaire, l’inabouti, le rejeté, et vise à rendre perceptibles, au-delà des apparences, la beauté, l’équilibre et l’énergie dont ces éléments sont porteurs. »

Affiche de l’exposition

À ce défi il fallait bien répondre par une nouvelle série récupérée d’un ancien fond :
« Naguère, il s’agissait de cinq tirages numérotés de 1/5 à 5/5 d’une xylographie à bois perdu qui s’intitulaient « Mur murant I ». Cette création originale dormait paisiblement dans un vieux carton. Comment améliorer ces estampes et leur donner un lustre qu’elles n’avaient jamais eu ? L’exposition « Re-création » a donc été un bon prétexte. Dans l’au-delà de son mur trônait un obélisque dans un espace désertique. Comment combler ce vide et donner à ce monolithe inutile une fonction nouvelle ? Pourquoi ne pas ajouter des nuées dominantes et des flots jusants qui submergeraient ce désert et transformeraient cet obélisque en une échelle de crues. Un autre bois perdu, en surimpression sur chacun des tirages de cette xylographie, permettrait de faire gonfler les nuées en nuages et de faire monter par degré le niveau des eaux autour de l’obélisque. Ainsi fut-il fait. Le bois perdu originel est donc doublement désintégré, inexorablement perdu. Il est devenu un polyptyque où les cinq estampes ainsi re-créées sont uniques et par conséquent biffées et re-numérotées 1/1. Fraction qui, comme chacun le sait, est égal à un mais qui ne revendique pas pour autant de désigner un monotype. La fin de la re-création a donc sonné et « Murmurant I » ainsi récupéré est maintenant exposé aux regards de tous. Advienne ce que pourra. »


Polyptyque « Mur murant I récupéré »

Notice : 2022, polyptyque composé de « Mur murant I récupéré A », « Mur murant I récupéré B », « Mur murant I récupéré C », « Mur murant I récupéré D » et « Mur murant I récupéré E », gravures à bois perdu, format 44x32 cm, imprimée en taille d'épargne sur du papier Japon Takogami de 65 g avec de l'encre noire et verte typographique Joop Stoop à 1 exemplaire. Polyptyque disponible à la vente au prix de 450 €, frais de port en sus, à commander par contact.

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